Art & Culture in Africa
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Au Salon de l’Agriculture et des Ressources Animales _ SARA 2017

Le SARA est le salon de référence agricole, animale et forestière de l’Afrique sub-Saharienne, afin de valoriser, promouvoir et développer toutes les richesses du secteur agricole de la Côte d’Ivoire. C’est l’occasion pour notre pays d’exposer ce qu’il sait faire de mieux dans la filière agricole. On est bien entendu tous fiers de notre café et de notre cacao, mais j’ai découvert qu’on avait d’autres fiertés à exposer, telles que la richesse de nos forêts, les variétés de manioc excellentes pour la santé, les bienfaits de l’anacarde, du riz, de l’hévéa et bien d’autres ressources. Ce salon était également le lieu d’accueillir l’expertise de pays voisins.

J’ai aussi découvert des programmes d’inclusion économique des femmes dans l’agriculture, de formation pour l’éradication du travail des enfants et des programmes de protection environnementale, soutenus par certains industriels exposants.

#SARA2017

C’était aussi le rendez-vous des marques, des petits artisans et grands producteurs. Qu’ils soient locaux, de la sous-région ou internationaux. Certains sont venus démontrer leurs techniques, leurs inventions et leurs produits innovants. D’autres sont venus dans l’intention de séduire les consommateurs ivoiriens.

J’ai rencontré M. Coulibaly qui fait partie de la société Coopérative des Tisserands de Waraniené, COTIWA. Il s’est installé dans son stand comme il l’aurait fait dans son atelier à Khorogo. Il tissait le coton de qualité qui est produit dans cette localité du nord du pays. On s’est mis à papoter et j’ai découvert que j’avais visité et dormi dans son village, composé de jolies cases en toit de chaume. J’en garde de merveilleux souvenirs car les habitants nous avaient chaleureusement accueillis et nous nous sommes réveillés dans la brume, admirant les toits fumant, ce qui traduisait de l’activité des femmes qui avaient déjà commencé à faire chauffer leurs faitouts. Je quittait le stand de Cotiwa avec, en souvenir, un bouton de coton que m’a gentiment remis M. Coulibaly m’invitant à passer à nouveau dans le village des tisserands de Khorogo.

Mali, Niger, Burkina Faso, Ghana, Maroc… Les artisans ont mis en valeur leurs ouvrages et leur savoir faire.

Il y avait de beaux sourire sur le stand des bijoutiers venus du Niger. Le travail de l’argent en bracelet, bague et collier est incomparable.

Découverte agricole: L’attieke jaune, riche en vitamine C et bétacarotene, appelé Bocou 2. J’ai goûter, c’était doux! Dans la ville d’Abidjan, on est bien plus habitués à consommer de l’attieke de Dabou ou de l’attieke Abodjama des terres Ebrié. Ces deux semoules sont blanches mais elles on un goût légèrement différents l’une de l’autre en fonction de la tubercule de manioc utilisée. Depuis deux ans, l’ANADER , l’Agence Nationale d’Appui au Développement Rural qui veille également à la performance de la filière, a vulgarisé la variété Bocou 2 qui est jaune naturellement. Adepte du bio et de la nourriture bien-être qui guérit, j’ai tout de suite été intéressée par cette variété. J’espère qu’on la trouvera bientôt dans plusieurs points de vente de la capitale.

En Afrique, La Côte d’Ivoire fait partie des plus gros producteur de manioc aux côtés du Nigéria et du Ghana.

Comment parvient-on à l’huile rouge depuis le palmier à huile?

Et la transformation du cacao, depuis la cabosse jusqu’au chocolat.

A l’extérieur, dans un vaste enclos, on pouvait admirer tout type d’animaux. Des poulets, des lapins, des moutons, des vaches, des boeufs… Les autruches faisaient les belles. Le zébus avait l’air bougon.

Les fermiers arboraient fièrement leurs bêtes au grand bonheur des enfants.

Avant de quitter le salon, j’ai vu Mme la Tour Eiffel me faire de l’oeil. Intriguée, j’avance vers elle pour découvrir qu’elle n’est pas venue seule. Elle était accompagnée de M. Arc de Triomphe et d’une ribambelles de produits gourmands. Salma, la charmante responsable m’a gentiment invitée à redécouvrir les marques françaises sur le stand « France Bon Appétit ». Je suis quand même curieuse de savoir pourquoi des marques françaises ont-elles décidé d’exposer au SARA et quels types de produits veulent-elles faire découvrir à la population ivoirienne. Salma m’explique alors que cette opération est menée par le Ministère français de l’Agriculture et de l’Alimentation, et pilotée par une agence de communication et de marketing spécialisée dans l’agroalimentaire du nom de Sopexa Africa. Cette campagne vise à ouvrir l’appétit des ivoiriens avec des produits français. Les confitures Bonne Maman, le beurre Bridel ou Paysan Breton, les camemberts Président et les pâtés Reflets de Carrefour sont des exemples de produits qui ont suscité la curiosité de certains visiteurs.

Tout près n’étant pas loin, derrière l’eau étant de l’autre côté, Abidjan étant le petit Paris, l’avantage c’est que si ces produits vont ont plu, vous pourrez facilement les retrouver au Carrefour de Playce Marcory ou dans celui de la Riviera, à Abidjan.

*sponsorisé


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