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Ambiance au Festival des Grillades 2016

Ambiance au Festival des Grillades 2016

Le Festival des Grillades est devenu une institution à Abidjan. C’est ZE rendez-vous culturel et gastronomique en Côte d’ivoire. Il a lieu à Abidjan et à Yamoussoukro une fois par an et s’exporte également dans la sous-région.

Si vous vouliez découvrir toute la cuisine street-food locale, il fallait se rendre au Palais de la Culture de Treichville, le week-end du 10 au 11 septembre 2016 pour retrouver « les meilleurs grilleurs et braiseurs » qui proposaient leurs spécialités gourmandes aux connaisseurs et aux curieux.

#FGA2016

Le monde !! Il fallait s’y attendre. Ni la pluie et ni le temps gris n’a réussi à dissuader les ivoiriens (rien ne les freine). Et ils ont eu raison, car il y en avait pour tous les goûts et à toutes les sauces: de la viande, du poisson, des crustacés, de l’alloco, des frites, de l’attiéké… On ne savait où donner de la tête. C’est une bonne idée de mettre à l’honneur des pays africains. Pour cette 9ème édition, le pays invité était l’Afrique du Sud, ce qui a permis aux ivoiriens de découvrir les spécialités culinaires de ce pays sans se déplacer.

C’était aussi le rendez-vous des marques. Jamais il n’y a eu autant de logos flashy au mètre carré. Les grosses marques de l’industrie alimentaires du territoire ivoirien étaient présentes. Les plus grosses sponsorisaient les stands des restaurateurs.

Associée à cette ambiance gustative, une scène musicale surplombait l’espace et tout le long de la journée des artistes se relayaient pour nous ambiancer (Serge Beynaud, TNT, DJ Kedjevara…) aux côtés de DJ BDK qui a mit le feu aux platines. L’ambiance était chaude jusqu’au dimanche soir, à la cloture, où les jeunes ont envahi le terrain et chantaient en choeur avec les artistes du moment. Le lendemain était férié, le pays allait ensuite célébrer la Tabaski, une raison de plus pour se coucher à pas d’heure.

Je ne vous parle pas des tenues vestimentaires aussi extravagantes qu’originales… 

Bientôt le Festival des Grillades deviendra un rendez-vous fashion à la AfroPunk Festival, parce que là, là….!

Street Style

Découvrez plus de look du Festival dans l’article du site fashion FallinMode > « Street Style Festival des Grillades 2016« 

Stagiaire d'un jour

Le dimanche, j’ai décidé de mettre la main à la pate. Je me suis mise dans la peau d’un restaurateur. Objectif : réaliser le maximum de ventes. J’ai tenté l’expérience du commercial, avec ma copine Lisette, en attirant les clients vers le stand, mais ça n’a pas duré longtemps. En une heure, je n’avais réussi à convaincre que 3 clients, tandis que mes acolytes ne comptaient même plus les commandes qu’ils recevaient. Dépitée de voir combien c’était si facile et naturel pour eux de convaincre un client, je me suis résignée : je n’étais pas du tout douée pour la vente.

Après tout, l’endroit où je me sens le mieux c’est soit devant un bon plat, soit en backstage pour sentir la chaleur des cuisines. En gros je préfère être la cliente ou l’assistante-cuisinière car là au moins je peux piquer quelques morceaux. Je fini par choisir le juste milieux (soyons sérieux) : je suis passée derrière le stand, aux côtés d’Agathe, (la mama-gestionnaire) pour prendre les commandes et servir les spécialités aux clients, tandis que Frey (le tonton-patron) gérait les billets. Pendant presque 8h, j’ai vendu du poulet braisé et des langoustes au stand de la famille Cakpo, spécialistes des fruits de mer.

Ce fut une superbe expérience! Mais elle n’a pas été de tout repos. J’ai encore plus de respect pour les restaurateurs qui se lèvent aux aurores pour préparer les repas et organiser la vente, et qui restent debout toute la journée à cuisiner et à servir en gardant leur calme et leur bonne humeur pour enfin tout nettoyer au petit matin. Ce sont de vrais passionnés ! Et dans tout ce tohu-bohu, ce stress parfois, ils nous réalisent tout de même de bons plats à chaque fournée.

A la fin, je ne sentais plus mes pieds, j’avais le dos en bouillie, mais le sourire aux lèvres et le sentiment d’avoir accompli ma mission. J’ai aussi appris en développement personnel. Entre le client style coupé-décalé, lourd avec sa drague à deux francs, le faroteur qui fait genre il peut payer toute la carte et qui repart qu’avec une brochette de merguez, le blôffeur qui parle beaucoup et qui fini par disparaître, la cliente, nulle en calculs mentaux, qui te fait des histoires parce qu’elle ne sait pas compter sa monnaie, le père de famille qui veut être servi à la seconde et la sexinini, fraîchement débarquée de Paris qui ne veut pas ci et ne mange pas ça… zen attitude… (obligé!)

Mais rien ne vaut le sourire de la plupart des clients qui vous félicitent après le repas ou qui reviennent commander, satisfaits de la cuisine qui leur a été proposée.

Mon Dico Nouchi

Le  style coupé-décalé: inspiré du mouvement coupé-décalé

Le faroteur : le gars qui en met plein la vue

Le blôffeur : le gars qui fait son malin

La sexinini : la fille sexy

Le Festival des grillades a pris fin aux environs de minuit. Les baskets pleines de gadoue, les cheveux et les habits au parfum exquis des gambas grillées, le maquillage qui s’est fait la malle, le visage fatigué… on a terminé la soirée, affalés sur des chaises en plastiques, rigolant à gorge déployée des pires blagues que mes complices Philippe, Thomas et Momo, lançaient. On pensait déjà au repas du lendemain et du méchoui de Momo (qui nous a posé un lapin d’ailleurs).

De mon point de vu, le Festival à cartonné.

Il y a tout de même eu des bémols :

  • L’accueil des festivaliers à l’entrée. Les agents de sécurité ont vraiment besoin d’une formation en savoir être et en service clientèle. Ils sont les premières visages que l’on rencontre aux portes du Festival, et c’est extrêmement désagréable de se voir traité comme du bétail ou des objets dans un lieu où on va pour dépenser nos sous. (!!!)
  • Pas assez d’espace, ni de chaises, ni de tables pour s’assoir lorsqu’on se fait servir.
  • La salubrité… Il devrait y avoir des balayeurs pour intervenir régulièrement après le passage des clients. En effet, les restes se retrouvent par terre et le client qui suit se retrouve à manger dans les poubelles des autres.
  • Les toilettes publiques… indescriptibles! Peu nombreuses et dans un état…! No comment.

Mais ce qui me rassure, c’est qu’à chaque édition, des efforts réels sont réalisés. Par exemple, cette année des mesures ont été prises pour la sécurité des enfants avec un bracelet spécial qui leur était attribué et un numéro d’urgence pour signaler tout enfant perdu. Même la page Facebook du Festival se faisait le relais des objets disparus. Et on pouvait régler sa note à l’aide du mobile money.

Certains sponsors créaient l’événement dans l’événement avec des activités fun tels que des stop photos, des jeux avec des cadeaux offerts… J’ai noté qu’il y avait plus de mesures pour faciliter l’entertainment des festivaliers par rapport aux éditions précédentes. On peut dire que l’événement upgrade.

Les points forts des restaurateurs : leur marinade. Ayayaille! Ca commence là et ça s’arrête là. La marinade ! Ce mélange secret d’épices, cette fusion d’aromates, cet assaisonnement… Ca fait toute la différence!

Chaque enseigne à sa signature culinaire spéciale et c’est ce qui séduit le palais, et fidélise un amoureux de la bonne cuisine. Rien qu’à vous en parler, je savoure à nouveau.

Bon ! On remet ça l’année prochaine ?


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